Réflexions

1.
La pensée malsaine est une peine à traîner, elle est facile à exprimer, facile à dénoncer mais difficilement maîtrisable.

Alors  se confronter aux  peuples permet de tolérer, d’aimer, de s’entre-aider.
La crainte, car plongé dans l’immensité, nous pousse a l’humilité.
1 an a l’étranger ça devrait être souligné en gros, en gras sur APB, mais l’État lui, est là pour fabriquer, pousser à la productivité, à la débilité.
Résultat, après chaque quinquennat, on est là à se “rassembler” contre la haine qu’ils ont eux même façonné.​

2.

Tenter de comprendre les signes de celui qui dessine et dresse les cieux, c’est un des piliers du voyage.
En choisissant des endroits isolés, éloignés, des villes, des bâtiments, nous sommes plus astreints à la réflexion.
S’envoler pour des paysages à perte de vue est un réflexe facilitant la relaxation et la compréhension par la méditation.
Les buildings en béton bloquent nos esprits et nous empêchent de voir loin, plus loin que le bout de chemin qui nous mène aux classes prépas ou boulots d’en bas.
Alors partir permet de tout envisager, et de contempler à notre retour tout ce qui nous entoure.  

3.

Mon prochain voyage

J’aimerais arrivé à terme à me plonger en pleine nature. J’entends par la, me couper d’internet, des réseaux, des flux, et des gens comme toi et moi.

Si je fais cela c’est pour me connaître davantage, pour communier avec les éléments mythiques de la création (les aurores boréales, les ours, les glaciers…). Je veux pouvoir être seul plusieurs semaines. Je veux pouvoir être autonome et auto-suffisant : avoir mon stock de nourriture, chasser, pêcher, cueillir.

Si je fais cela ce n’est pas dans un esprit de rejet de notre société ou de notre civilisation. Cela ne découle pas d’un dégout mais d’un amour. Un amour pour ce qui nous a été offert et ce qui nous a été mis à disposition. J’ai envie de voir, de ressentir chaque parcelle de ce bas monde.

Mes voyages procédant allaient dans ce sens. Ils m’ont permis petit à petit de me détacher de mes envies, des objets futiles. Ils m’ont aussi permis de me construire mentalement, de vaincre mes peurs. J’ai petit à petit réussi à me couper, d’une part de mes cultures, des langues que je maitrisaient. D’autre part, j’ai pu me retirer seul dans un des endroits sans eaux, sans voisins, des toits… J’ai pu mettre mon corps et mon mental à l’épreuve.

J’ai maintenant envie de passer au stade supérieur.

 

4.

Les philippines, un bilan personnel mitigé.

Ce voyage fût surprenant. Au fur et à mesure que j’avançais j’étais à la fois émerveiller par ce que je voyais mais le cadre et l’environnement me déplaisais.

D’un côté, il y a le caractère du pays : Sous domination états-unienne durant plusieurs décennies, le territoire philippin est marqué par l’héritage colonial. Des axes routiers peu nombreux et majeurs, une archipel étendu où la distance joue un rôle de taille. Se rendre d’un point A à un point B à par ses propres moyen est souvent inenvisageable ou ennuyant à mourir. En effet, suivre à pied une route principale bondée et polluée par des scooter, des tricycles bruyants, ne revête aucun intérêt. Il n’existe souvent aucune autre alternative.

Ainsi, il est indispensable de louer un tricycle ou un scooter. Beaucoup des gens que j’ai rencontré là-bas le font, et c’est très bien. Le pays est très agréable de ce point de vue là, mais moi je ne souhaitais pas voyager dans ces conditions.

D’un autre côté, des faits sociaux qui interrogent ?
Marqué par une cinquantaine de dialectes, des ethnies très diversifiés, l’histoire du peuple philippin est sans nul doute passionnante. Cependant, pour un voyageur étranger qui découvre le pays, la culture philippine reste une énigme. Aucune identité culturelle se dégage réellement. Les villes ne présentes souvent que très peu d’intérêt. Les lieux, les places, les monuments sont rares ou leurs visites se font en vitesse. J’ai parfois mis une petite heure pour parcourir 4 ou 5 lieux que mon guide m’avait recommandé.

De plus, le tourisme est sans doute une des ressources économiques les plus importantes pour le pays. De fait, chaque étranger est perçu comme un porte monnaie. Rien de choquant mais c’est assez désagréable car personnellement je ne me considère pas comme un touriste. Je ne suis pas ici pour consommer du paysage ou bien pour flâner toute la journée sur une plage en sirotant une boisson fraîche et faire la fête toute la nuit. Bien ça puisse être tentant et que nous avons tous besoin de ces moments là, je suis venu aux philippines pour d’autres raisons que j’ai déjà évoqué.
De fait, il devient difficile d’échapper aux circuits touristiques, de se retrouver seul sans éveiller l’attention. Je ne me suis senti à l’aise au marchant, en campant. Quand les habitants me voyaient, ils me disaient, « Sir, rent a motorbike ». Tout avait rapport à l’argent.
Encore une fois, je comprends très bien cet état d’esprit car nombreux sont les touristes.
Ce ressenti est donc très personnel et certainement que si mon objectif avait été différent ça n’aurait pas choqué et déplu.