Mon ressenti personnel sur les Philippines

Mon ressenti personnel sur les Philippines

Les philippines, un bilan personnel mitigé.

Ce voyage fût surprenant. Au fur et à mesure que j’avançais j’étais à la fois émerveillé par ce que je voyais mais le cadre et l’environnement me déplaisais.

D’un côté, il y a le caractère du pays : Sous domination états-unienne durant plusieurs décennies, le territoire philippin est marqué par l’héritage colonial notamment quant à sa structure. Des axes routiers peu nombreux et majeurs, une archipel étendu où la distance joue un rôle de taille. Se rendre d’un point A à un point B  par ses propres moyens est souvent inenvisageable ou ennuyant à mourir. En effet, suivre à pied une route principale bondée et polluée par des scooter, des tricycles bruyants, ne revête aucun intérêt. Il n’existe souvent aucune autre alternative.

Ainsi, il est indispensable de louer un tricycle ou un scooter. Beaucoup des gens que j’ai rencontré là-bas le font, et c’est très bien. Le pays est très agréable de ce point de vue là, mais moi je ne souhaitais pas voyager dans ces conditions.

D’un autre côté, des faits sociaux qui interrogent ?

Marquée par une cinquantaine de dialectes, des ethnies très diversifiées, l’histoire du peuple philippin est sans nul doute passionnante. Cependant, pour un voyageur étranger qui découvre le pays, la culture philippine reste une énigme. Aucune identité culturelle se dégage réellement. Les villes ne présentent souvent que très peu d’intérêt. Les lieux, les places, les monuments sont rares ou leurs visites se font en vitesse. J’ai parfois mis une petite heure pour parcourir 4 ou 5 lieux que mon guide m’avait recommandé.

De plus, le tourisme est sans doute une des ressources économiques les plus importantes pour le pays. De fait, chaque étranger est perçu comme un porte monnaie. Rien de choquant mais c’est assez désagréable car personnellement je ne me considère pas comme un touriste. Je ne suis pas ici pour consommer du paysage ou bien pour flâner toute la journée sur une plage en sirotant une boisson fraîche et faire la fête toute la nuit. Bien que ça puisse être tentant et que nous avons tous besoin de ces moments là, je suis venu aux philippines pour d’autres raisons que j’ai déjà évoqué.
De fait, il devient difficile d’échapper aux circuits touristiques, de se retrouver seul sans éveiller l’attention. Je ne me suis senti à l’aise en marchant, en campant. Quand les habitants me voyaient, ils me disaient, « Sir, rent a motorbike ». Tout avait rapport à l’argent.
Encore une fois, je comprends très bien cet état d’esprit car nombreux sont les touristes.
Ce ressenti est donc très personnel et certainement que si mon objectif avait été différent ça n’aurait pas choqué et déplu.

 

 

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